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Altina Ribeiro : sa passion pour l’écriture

Mar 4, 2017

Altina Ribeiro et sa famille

Née en 1960 au nord-est du Portugal, Altina Ribeiro et sa famille quittent leur pays natal en 1969, alors sous le joug de Salazar, pour rejoindre la France.

Entre un petit village loin de tout et une grande ville comme Paris, le choc culturel est énorme et les premières années sont difficiles.
Le temps passant, Altina et sa sœur s’habituent à leur nouvelle vie, la trouvant même de plus en plus attractive.

Les parents, en revanche, ont beaucoup de difficultés à s’adapter à un pays dans lequel l’éducation ne correspond pas à celle qu’ils ont reçue et qu’ils souhaitent transmettre à leurs deux filles. Il en résulte un conflit de générations inévitable.

 

 

Altina débute sa scolarité française à l’âge de neuf ans, soit trois années plus tard que ses camarades. Elle trouve son premier emploi dans un cabinet d’avocats en 1979. Après une adolescence difficile marquée par le manque de communication avec sa famille, en 1981, Altina prend la décision de quitter les siens pour vivre sa vie.

Altina Ribeiro dans sa jeunesse

En 1992, mariée et mère de famille, elle reprend ses études, d’abord pour se perfectionner dans le domaine du droit, ensuite et surtout pour le plaisir d’apprendre. Elle obtient son diplôme de premier clerc d’avocat en 1995, ce qui lui vaut une promotion.

Plus de trente ans après son exil, l’envie de raconter son histoire grandit en elle. C’est ainsi que son autobiographie Le fado pour seul bagage est publiée en 2005, adaptée au théâtre et traduit en Portugais sous le titre De São Vicente a Paris.

 

 

Altina Ribeiro

A la suite de cette parution, une autre déracinée qui a également envie de partager son parcours semé d’embuches, lui confie quelques épisodes de sa vie. C’est ainsi que la biographie Alice au pays de Salazar voit le jour cinq ans plus tard.

Altina Ribeiro y soulève un pan de l’épais manteau de la dictature qui opprima le Portugal des années durant en décrivant les épreuves quotidiennes endurées par le peuple portugais, bien souvent contraint à l’exil.

Elle a aussi co-écrit la biographie de Dan Inger, intitulée Trois notes de blues pour un fado, éditée en mars 2016. Dans cet ouvrage, le musicien lui confie son parcours personnel et professionnel, ses moments de doutes, mais aussi de très belles rencontres musicales.

 

Conviée régulièrement à participer à divers débats, notamment à la Sorbonne et à l’Institut Camões à Paris, ainsi qu’à à de nombreux salons du livre et forums culturels, en France comme à l’étranger, ses rencontres avec les lecteurs sont tout aussi régulièrement relatées dans la presse. Aujourd’hui, elle sort un nouvel ouvrage intitulé Dona Zézinha, qui retrace la vie peu ordinaire d’une institutrice.

 

Diffusion le samedi 4 mars 2017

Rediffusion le

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