Le samedi de 17h à 18h en alternance
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Toujours plus de BD et de Polar !

Oct 15, 2016

Bonjour à tous !

Alors que le froid s’abat sur nous, quoi de mieux que de se pelotonner bien au chaud pour écouter vos animatrices préférées ? Rien, nous sommes bien d’accord. Pour ce samedi 15 novembre, encore une fois, les découvertes vont être belles, voyez un peu ce que nous vous avons préparé…

 

Esther Gil au scénario et Carlos Puerta au dessin pour la BD  Jules Verne et l’Astrolabe d’Uranie aux Editions Ankama.

Jules Verne d'Esther Gil

Jules Verne et l’Astrolabe d’Uranie par Esther Gil et Carlos Puerta

Jules Verne était un merveilleux conteur de récits fantastiques. Ici, il en est aussi le héros ! Et cette veine aventureuse débute tôt. Tout jeune, sur le port de Nantes, il monte discrètement sur un navire et surprend une conversation au sujet d’un mystérieux astrolabe. Une trentaine d’années plus tard, en janvier 1867 et malgré la promesse faite à son père de ne plus voyager qu’en rêve, il va se retrouver au cœur d’un dangereux périple…

Convaincu par son frère d’aller avec lui dans les Amériques, ou il espère trouver l’inspiration, Jules Verne abandonne son éditeur Hetzel et la France corsetée de Napoléon III pour embarquer sur l’impressionnant navire Great Eastern. Là, il va avoir la surprise de découvrir un mystérieux savant, Orpheus, et sa grosse valise, qui semblent liés au souvenir d’Estelle, la maîtresse décédée de Verne, mais aussi à la fameuse astrolabe entrevue trois décennies avant.

 

 

Voilà un voyage extraordinaire de Jules Verne que l’on n’attendait pas. Le plaçant d’amusante manière au cœur du récit pour en faire son héros, Esther Gil se plaît à broder autour d’anecdotes effectives de la vie de Verne, comme par exemple son voyage en 1867 pour les Etats-Unis, l’évocation sa maîtresse Estelle Hénin ou son épouse Honorine délaissée au Crotoy, pour les tirer vers une dimension bien plus fantaisiste.

 

Philippe Jaenada pour La petite femelle aux éditions Julliard.

La petite femelle de-Philippe Jaenada

La petite femelle par Philippe Jaenada

Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d’assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ?

Ou n’est-elle, au contraire, qu’une jeune fille libre qui revendique avant l’heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n’a jamais voulu écouter ce qu’elle avait à dire, elle que les soubresauts de l’Histoire ont pourtant broyée sans pitié.

Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d’un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres.

 

 

Il nous livre ici un roman minutieux et passionnant, où l’on retrouve son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions. Un récit palpitant, qui défie toutes les règles romanesques. Qui se souvient de Pauline Dubuisson ? Elle fut célèbre dans les années 1950 pour avoir assassiné son amant et son procès très médiatisé inspira, entre autres, Georges Clouzot qui, dans La Vérité, offrit à Brigitte Bardot un de ses plus beaux rôles. Une des répliques de ce film je suis une petite femelle et il faut me laisser faire ce que j’ai envie donne d’ailleurs son titre au roman de Philippe Jaenada. Qui est donc cette Pauline Dubuisson dont la France entière réclame la tête en ce mois d’octobre 1953 ?

 

Cloé Mehdi pour Rien ne se perd aux Éditions Jigal.

Rien ne se perd de Cloé Medhi

Rien ne se perd par Cloé Mehdi

Une petite ville semblable à tant d’autres, et puis un jour, la bavure…Un contrôle d’identité qui dégénère. Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort. Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier.

Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice ! C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les sœurs, les amis…Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n’est jamais vraiment enterré ! Et personne n’a dit que c’était juste…

Poignant, dérangeant, ultra sensible, glaçant, Cloé Mehdi nous livre ici un récit d’une noirceur absolue !

 

De bien belles lectures en perspective et l’occasion d’entendre les auteurs vous présenter leur roman ou BD. Un thé ou un chocolat chaud et hop ! Vous serez prêt à nous suivre….

Diffusion le samedi 15 octobre 2016

Rediffusion le

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